4 articles par SYLVIE LAURE RODRIGUEZ

Nunzio : un véritable régal de théâtre au Sorano

Par SYLVIE LAURE RODRIGUEZPublié le 07 févr. 2014 à 14:28

Publié le 06/02/2014 à 03:51 (Dépêche du Midi)

vu au Sorano

Du 06/02/2014 au 08/02/2014

Denis Rey et Olivier Jeannelle dans un duo tendre et grinçant./Photo Benoît Chatellier

Denis Rey et Olivier Jeannelle dans un duo tendre et grinçant./Photo Benoît Chatellier

Entre mélodrame et réalisme, «Nunzio», présenté au Sorano à partir de ce soir et jusqu‘à samedi sur un texte de l’Italien Spiro Scimone, est un vrai petit bijou…

Un appartement un peu sordide, une radio qui distille des nouvelles sans importance en italien, du linge qui sèche devant un antique radiateur, un évier sale et sur la table, des reliefs de repas… Un personnage entre, en robe de chambre et pyjama et se poste devant la fenêtre…

C’est Nunzio, un ouvrier victime d’émanations toxiques dans l’exercice de son travail à l’usine. Nunzio est en proie à d’interminables accès de toux qu’il essaie d’endiguer à coup de prières et de pilules que lui a donné son patron «parce qu’il l’aime». Enfin, arrive le second larron : Pino, le colocataire du premier dont on ne saura jamais qui il est vraiment, ni comment il gagne sa vie… Serait-il missionné par la mafia ? On peut l’imaginer à la lumière des mystérieuses lettres qu’il reçoit, de sa crainte que lui inspire un mystérieux passant et de l’argent qui lui est remis, toujours anonymement, pour accomplir une mission au Brésil…

L’auteur Spiro Scimone est sicilien. «Il ne parle jamais de la mafia dans ses pièces, mais elle est omniprésente», confie Olivier Jeannelle, acteur et metteur en scène de cette pièce, présentée au Sorano à partir de ce soir et jusqu’à ce samedi 8 février.

Brutalité et tendresse humaine

Nunzio (Denis Rey) n’a guère d’espérance de vie, tout porte à le croire, et pourtant, la vie, il l’aime, Nunzio ! Il est fou des pâtes à la tomate et au piment rouge que lui confectionne (en direct), son copain, des voyages qu’il ne fera jamais avec ses économies et des femmes en minijupe qui se baladent sur les grands boulevards…

Cette création, à la fois rugueuse pleine de tendresse, de poésie, de complicité entre deux personnages en marge du monde, est un bijou de théâtre, une perle.

Le jeu d’Olivier Jeannelle et Denis Rey est d’une parfaite justesse. Ils incarnent avec une alternance de brutalité et de tendresse humaine pour l’un et de fragilité pour l’autre, ces sans-grade qui se débattent pour survivre dans la jungle des villes et dont la vie ne compte pour rien. Les deux comédiens sont touchants, justes, émouvants… Formidables en un mot !

 «Nunzio» a été présenté mardi et mercredi en appartement et sera également joué aujourd’hui au lycée Guynemer à Toulouse.

 

Visite des coulisses de la pièce Nunzio en répétition au théâtre Jules Julien

Par SYLVIE LAURE RODRIGUEZPublié le 05 févr. 2014 à 10:27

Les Terminales ELEEC se sont rendus le jeudi 30 janvier au théâtre Jules Julien afin de rencontrer O. Jeannelle en pleine répétition de la pièce Nunzio écrite par Spiro Scimone.

Ce fut l'occasion de discuter de la partie technique autour d'une pièce de théâtre avant la représentation qui aura lieu au lycée le jeudi 6 février 2014.

BLOG

Par SYLVIE LAURE RODRIGUEZPublié le 18 déc. 2013 à 13:46

Tous les ans, des classes de seconde participent à un projet inter-établissement autour de la lecture.

Les élèvent mettent en commun leurs lectures via un blog et établissent une liste des meilleures pages Blog afin de les récompenser en fin d'année scolaire.

Pour voir ce site, cliquez sur le lien suivant:

 

Le lycée Guynemer invite un auteur de polars

Par SYLVIE LAURE RODRIGUEZPublié le 18 déc. 2013 à 13:42

Roger Martin et les lycéens : un travail d'écriture et d'histoire./ Photo DDM

Roger Martin et les lycéens : un travail d'écriture et d'histoire./ Photo DDM

L'initiative de l'équipe pédagogique du lycée professionnel Guynemer à Toulouse n'a rien de fictive : un auteur de «polars», Roger Martin, a été invité à venir travailler avec les élèves de seconde bac pro en électrotechnique. Le travail proprement dit était d'ordre littéraire : l'écriture d'un roman policier dont l'action se déroule dans la prison Saint Michel sous l'Occupation. En février 1944, un détenu, Enzo Garcia, résistant appartenant à la 35e brigade FTP MOI, est retrouvé mort poignardé dans la cour de la prison. Chaque élève s'est vu attribuer un personnage, réel ou fictif : détenu, gardien, infirmier… Il devait raconter qui il est, pourquoi il est détenu et ce qu'il sait de la victime. Roger Martin les épaulait, après avoir répondu à une longue série de questions concernant le métier d'écrivain, dont une rituelle sur l'inspiration. Sylvie Rodriguez, professeur de Lettres et d'Histoire, et Françoise Marrot, documentaliste, encadrent ces jeunes qui ont adhéré de bonne grâce à cet exercice, aidé par la région dans le cadre des projets d'avenir culturels destinés aux lycées. La prison Saint-Michel, son histoire, et plus généralement la mémoire, trouvent là une belle occasion de démontrer leur utilité au service des missions d'éducation des enseignants.

Pierre Estournel (La Dépêche du Midi, le 10/04/12)

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